8 décembre 2012

COMITE DE DEVELOPPEMENT VILLAGE DE BIDJOCKA COMPTE-RENDU –REUNION DU 17-11- 2012



COMITE DE DEVELOPPEMENT
VILLAGE DE BIDJOCKA
COMPTE-RENDU –REUNION DU 17 NOVEMBRE 2012



Sous la présidence de S.M. BIDJOCKA Albert, les points inscrits à l’ordre du jour de cette réunion du comité de développement qui a débuté à 19 heures 35 mn ont été les suivants :

Ø  Prière
Ø  Adoption compte-rendu réunion du 13 octobre 2012
Ø  Annonces
Ø  Cotisation « Tôles »
Ø  Divers



I- PRIERE

La prière a été dite par Monsieur HONLA Paul.


II- ADOPTION COMPTE-RENDU DU 13 OCTOBRE 2012

Après lecture du compte-rendu effectuée par Monsieur MODE Paul, les observations faites ont été les suivantes :

- que plus de précisions soient apportées à la description des micro-projets évoqués au point 4 du chapitre « Divers »,

- que le compte-rendu intègre dorénavant la liste de présences.


III- ANNONCES

a- Monsieur BIDJOCKA Patrick Arthur annonce au comité de développement que l’Assemblée Générale des chefs traditionnels du département du NYONG-ET-KELLE se tiendra les 12, 13, 14 et 15 Décembre prochains à MESSONDO.

b- S.M. BIDJOCKA Albert annonce au comité de développement que Monsieur BIDJOCKA Vincent l’a chargé de s’excuser pour son absence à la réunion pour cause de maladie.

c- Monsieur BIDJOCKA Patrick Arthur informe les membres du comité de développement qu’il existe une disposition en matière électorale qui permet aux citoyens de choisir leurs bureaux de vote au moment de l’inscription sur les listes électorales à partir de l’arrondissement ou du département.

d- Monsieur BIYIHA Jean-Marc annonce au comité de développement qu’il est le nouveau président du comité de gestion du centre de santé intégré de BIDJOCKA.

Aussi, le comité de développement l’engage à remonter le plus rapidement possible l’inventaire des médicaments de première nécessité requis à la réunion du 13 octobre 2012.

e- S.M. BIDJOCKA Albert rappelant une fois de plus l’importance de souscrire à l’initiative de financement de micro-projets présentée à la dernière réunion a souhaité que tout le monde s’y intéresse.

Aussi a-t-il ajouté pour la gouverne des membres du comité de développement que le financement disponible concerne les projets agro-pastoraux, agricoles et d’élevage. Par ailleurs, cette initiative s’étale sur trois à quatre années ; ce qui donne l’occasion aux projets qui ne seront pas éligibles à la première année de l’être plus tard. Quant au montage des dossiers de projets, il sera effectué par les responsables présentés à la dernière réunion.

Enfin, messieurs HONLA Paul et BIDJOCKA Patrick Arthur sont chargés de la sensibilisation et de la constitution du répertoire des éventuels porteurs de projets.

f- S.M. BIDJOCKA Albert rappelle au comité de développement qu’une rencontre de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise dédiée aux hommes se tient au village depuis quelques jours. Aussi a-t-il invité les membres du comité de développement à assister au culte de clôture prévu le 18 Novembre 2012 pour rehausser l’évènement.        


IV- COTISATION « TOLES »

Une somme de cent soixante mille francs CFA (FCFA 160 000) a été collectée et remise à Monsieur MBOCK MPECK Pierre pour l’opération d’acquisition des tôles. Compte tenu du niveau de cotisations enregistré séance tenante, les recouvrements se poursuivront après la réunion.

Par ailleurs, Monsieur MBOCK MPECK Pierre a fait part de la préoccupation de certains membres de la cotisation qui n’ont pas de visibilité sur le calendrier mensuel de distribution des tôles.

En réponse, une réunion sera organisée entre Monsieur MBOCK MPECK Pierre et S.M. BIDJOCKA Albert pour programmer les prochains bénéficiaires de la cotisation.





V- DIVERS

Un point unique figure dans ce chapitre de l’ordre du jour :

- La récupération de la ferraille à POUTLALANG

Du compte-rendu de Monsieur BIDJOCKA Patrick Arthur, l’on a noté que ce dernier serait allé sur les lieux et qu’il a constaté qu’il existait un campement de l’entreprise qui récupère discrètement la ferraille.

Réagissant à ce compte-rendu, S.M. BIDJOCKA Albert a regretté que son représentant n’ait pas suivi la démarche qu’il lui a instruite : rencontrer le Chef de village de SOH-KELLE et le sous-préfet de l’arrondissement de MESSONDO. Aussi, le premier a dit n’être pas satisfait du rapport donné par son représentant.

Prenant la parole à son tour, Monsieur GWETH PENDA Salomon a remis en cause la sincérité du rapport donné par le représentant du Chef et dit au comité de développement qu’il avait passé trois semaines sur les lieux où l’entreprise en question récupère la ferraille et ceci sans qu’il n’ait bénéficié d’une quelconque solidarité de ses frères du village.

Après les exposés ci-dessus et les échanges qui ont suivi, les informations ou conclusions ci-dessous ont été données ou prises ;

- le stock de ferraille encore disponible sur les lieux représenterait une centaine de tonnes,

- Monsieur GWETH PENDA Salomon est chargé de superviser cette opération de récupération pour le compte de la communauté. Aussi, il sera accompagné du représentant du Chef du village. Deux autres jeunes seront recrutés pour les épauler dans cette opération,

- Encourageant l’équipe désignée à prendre ce travail au sérieux, S.M. BIDJOCKA Albert lui a dit qu’un tiers des retombées de l’opération lui sera reversé.

- Enfin, le représentant du Chef de village de BIDJOCKA contactera le chef du village SOH-KELLE et l’entreprise TRC pour clarifier les limites des villages BIDJOCKA et SOH-KELLE.
  
Les points à l’ordre du jour étant épuisés, la réunion a pris fin à 21 heures 42 mn.

La prochaine réunion du comité de développement aura lieu le 15 Décembre 2012.


Secrétaire de séance
Say Bitjaga Bi Tum

Ont pris part à la réunion :

1- Mr. Jean-Marc BIYIHA
2- Mr. MBOCK MPECK Pierre
3- Mr. BIDJOCKA Patrick Arthur
4- Mr. HONLA Paul
5- S.M. BIDJOCKA Albert
6- Mr. MODE Paul
7- Mme MODE Louise
8- Mr. NYOBE NGOS
9- Mr. NTOMB Patient
10- Mr. SAY BITJAGA BI TUM
11- Mme MPECK Myriam
12- Mme BIDJOCKA Mireille
13- Mr. BIDJOCKA BIDJOCKA Georges
14- Mr. BAYEMBEL dit NDAMBALA Pierre
15- Mr. DIMBECK Etienne
16- Mr. PONDI Ranaul
17- Mme NGO TJOMB Nael
18- Mr. MPECK Guy Bernard
19- Mr. GWETH PENDA Salomon

20 novembre 2012

SISMONDI BIDJOCKA : LE GARDIEN DU TEMPLE


Une «journée de lutte contre  l’homosexualité» organisée Au Cameroun



Une «journée de lutte contre  l’homosexualité» organisée Au Cameroun


On connaissait la Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie (Idaho) et célébrée tous les 17 mai. Comme s'il s'était inspiré de cet événement, le journaliste camerounais Sismondi Barlev Bidjocka annonce aujourd'hui à Yaoundé la tenue d'une «Journée internationale de lutte contre l'homosexualité».
Le communiqué de presse du Rassemblement de la Jeunesse Camerounaise (RJC), l'organisation de Bidjocka, soutient que
«cette journée participe d’un besoin des jeunes de se prémunir contre les conséquences de cette dérive comportementale, notamment les hémorroïdes, l’incontinence, le VIH/Sida, et autres infections».
La manifestation se veut «en mémoire du jeune Ndjomo Pokam, assassiné le 21 août 2006 par des homosexuels après avoir été sodomisé». Cet étudiant en mathématiques avait été retrouvé mort, jeté par une fenêtre de l'hôtel Hilton de Yaoundé. Le corps présentait notamment des lésions anales.
Sismondi Barlev Bidjocka annonce «une distribution de 6000 tracts et des tricots portant des messages de sensibilisation», et «invite les jeunes à dénoncer les actes d'homosexualité à la police». L'homosexualité est passible de 5 ans d'emprisonnement et d'une amende de 200000 francs CFA (305€) au Cameroun.

 Le journaliste camerounais Sismondi Barlev Bidjocka, président du Rjc explique son action.

Aboudi Ottou : Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise (Rjc) a organisé le mardi 21 août ce qu’elle a appelé « la journée internationale de lutte contre l’homosexualité ». Pourquoi une telle initiative alors que la loi camerounaise condamne déjà l’homosexualité
?
Sismondi Barlev Bidjoka : Vous savez, malgré la loi, ces criminels continuent de rependre cette infection dans la société camerounaise. Des séminaires à huis clos se tenaient déjà avec des diplomates dans le but de pousser le gouvernement à dépénaliser cette criminalité comportementale. Ils sont même parvenus à installer un débat public sur la question. Or, quand vous acceptez le débat, la suite c’est le consensus ! Pourtant, il n’y a pas de consensus qui tienne avec l’homosexualité.
A.O : Votre crainte c’est que dans les années à venir les droits des homosexuels soient reconnus au Cameroun…
S.B.B : En effet. Mais actuellement, nous avons des raisons d’être trenquille. Car grâce à notre mobilisation, nous avons fait reculer ces gens.
A.O : Les organisations de défense des droits des homosexuels soutiennent qu’il existe des individus qui dès la naissance sont « naturellement attirés par des personnes de même sexe ». Quel sort doit-on réserver à de tels individus ?
S.B.B : Ça n’existe pas ! C’est de la science ou de la psychologie de bazar tout ça ! L’homosexualité est une dérive comportementale ! Et si des enfants naissent avec cette tendance, c’est que dans ces sociétés là on impose des parents homosexuels aux enfants, violant de fait leur droit. Ces enfants qu’on fait adopter par des pédés, c’est pas des pédés qui les ont enfantés, et pire, ils n’ont jamais dit qu’ils souhaitent avoir comme parents des pédés.
A.O : Que répondez-vous à ceux qui parlent de la répression de l’homosexualité comme une violation des droits de l’homme ?
S.B.B : C’est du n’importe quoi ! Il va falloir que les occidentaux arrêtent de balancer n’importe quoi sous le couvert stupide des droits de l’homme.
A.O : Que disent les autorités camerounaises de votre action ?
S.B.B : En tout cas, nous n’avons été perturbés par personne ! On n’a simplement été encadré par des policiers en civil durant les marches et autres rencontres de sensibilisation que nous avons organisées aux cours de cette journée.
A.O : Mais à l’heure actuelle très peu vous soutiennent ouvertement…
S.B.B : Tant pis ! Nous savons à quoi nous en tenir. Elles nous trouveront sur leur chemin.

16 octobre 2012

BILI BIDJOCKA A LA BIENNALE DE SHANGHAÏ

Bili Bidjocka at stageBACK, Shanghai

Bili Bidjocka, Dis-ambiguation#7, 2012. Digital print on ceramic plate, 40 cm diameter.

Bili Bidjocka
…Do Not Take It, Do Not Eat It,
This Is Not My Body…

October 6–November 18, 2012
stageBACK  50 Moganshan Road, Building 6, 5th Floor
Shanghai 200060, China
team@stage-back.orgwww.stage-back.org
www.ecritureinfinie.org


For the occasion of the Shanghai Biennale, stage候台BACK is pleased to announce the first solo exhibition of Bili Bidjocka in mainland China. This exhibition includes performance, installation, video works, drawing and sculptures.

For over two thousand years, many artists have been inspired by The Last Supper, Christ’s last meal during which the son of God delivered his testament. There are thirteen people at the table, as if in a perfectly staged play. With  …Do Not Take It, Do Not Eat It, This Is Not My Body…, the Cameroon artist is showing us some sort of anti-Last Supper. A secular proposal in which God, in his Judeo-Christian conception, is absent. The event—it is a better expression than the word “show,” which doesn’t correspond to the theme at all—takes place in two stages. We could describe it as a diptych. On the one hand, it is a purely formal element: a bead curtain which, borrowing from the Leonard da Vinci painting, represents a sketch, an abstract projection, presenting us with an empty table. Christ and his apostles appear to have deserted their places and we are left to wonder if it is not primarily a temporal experience that we are facing. The table is empty as if it is enough in itself. As if it doesn’t matter if the meal took place before or after. It is up to us to fill the haunted void. This void, which we know represents the very essence of all spirituality: the omnipresence of absence. Absence as an impossible idealisation, absence as a grip that is lost forever and which will remain nothing but a memory. A naturally truncated memory since only our despairing determination convinces us that there is something to see. Absence as the symbol of a new epiphany.

This tableau’s counterpart is a lively and carnal scene (the word is used deliberately). A moment of physical presence, which the spectator is invited to look at. In this lively tableau, it is the meal, and not its abstraction, which marks the curtain’s counterpoint. The curtain, in its primary function, is reduced to a decorative element. A decorative element overdetermining that the performance will try to contradict by playing, not on the reference but on its contestation. The human becomes the centre of any possible realisation, and the display as a whole represents this part of the painting, which is so dear to the artist. Again, the meal itself is not the goal. Everything lies in the process. The long road leading to the final supper. There may be no supper. As in the curtain, we could have been invited to imagine the time before and the time afterwards. However, since the performance is the aesthetic and conceptual contradiction of the curtain, the spectator has the privilege of seeing that which cannot normally be seen, and will later say, as Rimbaud did, that they have seen, some times, that which man believes he has seen. This carnal moment, this moment of life, in the very sense of the term, undoubtedly holds the key to the riddle presented by the title of this moment. It depicts the age-old battle between God and humans.
This ontological experience, which combines the secular and the sacred whilst humanising concepts that have been lost, by dint of its meaning being mechanically repeated, reminds us that sharing, in its simplicity and spontaneity, is what makes humanity. A reminder which is greatly appreciated in these troubled times.
Written by Simon Njami, Paris 2012.

Bili Bidjocka has attended numerous collectives and he has shown in the Biennale of Johannesburg (1997), Havana (1997), Biennale Dakar (2000), Taipei (2004) and Venice Biennale (inside Check List – Luanda Pop, 2007, curated by Fernando Alvim and Simon Njami); he has exhibited his works in the New Museum of Contemporary Art of New York and in the exposition Africa Remix(Düsseldorf, London, Paris, Tokyo, Johannesburg, 2005–2007). He founded and directed the contemporary Art Center Matrix Art Project in Brussels. He lives and works in Paris, France.




Bili Bidjocka at stageBACK, Shanghai

17 septembre 2012

VILLAGE BIDJOCKA SOUS HAUTE TENSION


Eséka: Deux familles à couteaux tirés pour la dénomination d'une gare
Le Messager
DOUALA - 11 Septembre 2012
© Joseph Flavien KANKEU | Le Messager
 2 Réactions
L'ancienne gare ferroviaire de Bijocka située à 20 kilomètres de la ville d'Eséka a été transformée en gare d'Hikoa Malep en 1982, à la suite d'une démarche initiée par Pr. Jean François Ngouimbous. Les descendants de Bidjocka s'y opposent aujourd'hui, et souhaitent que cette gare porte de nouveau le nom de leur père. L'arbitrage du président de la République attendu.
La tension est perceptible à Bidjocka, un village situé à 20 kilomètres de la ville d'Eséka dans le département du Nyong et Kellé, ce samedi 8 septembre 2012. Les fils et petits fils du feu Bidjocka Bi Tum, chef supérieur de 1er degré du village Bidjocka, décédé en 1938, sont en conclave. Des morceaux de cartons et des marqueurs ornent une partie du salon abritant la rencontre. Visiblement, de quoi mentionner les revendications, avant de se rendre sur le théâtre des opérations. Il est question de trouver les voies et moyens devant leur permettre de déboucher sur le changement de la dénomination de la gare d’Hikoa-Malep. D'aucuns proposent que la gare soit investie par des manifestants.

Mais d'autres avancent un argument contraire, conseillant d'aller doucement, mais surement. Cette gare ferroviaire, apprend-on, portait le nom du tout premier chef de 1er degré de l'ancienne Sanaga Maritime. «Nous vivons une situation triste dans ce village. Les Allemands avaient attribué le nom de Bidjocka à la gare ferroviaire, pour le récompenser de ses bienfaits en faveur du développement du village. Ce nom est resté ainsi jusqu'en 1982, date à laquelle le Pr. Nguimbous Jean François, avec la complicité du préfet Marc Tchinda de l'époque, ont changé la dénomination de la gare, qui est devenue finalement Gare d’Hikoa-Malep. Nous exigeons que la gare porte son nom initial dans les brefs délais, à défaut de quoi nous utiliserons tous les moyens en notre possession pour faire entendre nos voix» menace Albert Bidjocka, le chef de 3ème degré du village Bidjocka, chez qui une vingtaine de personnes s'apprêtent à tenir une réunion de crise.

«Il a réussi à diviser le grand village Bidjocka qui était très uni, et s'apprête à être intronisé comme chef de cet autre village créé de toutes pièces pour nous déstabiliser, alors qu'il n'est même pas d'ici. Et il avance partout comme argument que notre père était un criminel, se référant sur une décision de justice qui en 1961, avait condamné notre père à mort avec fusillade sur la place publique, pour avoir assassiné le préfet de l'époque, alors que c'était une histoire montée de toutes pièces pour éliminer notre père qui était un upéciste. La chefferie de 1er degré de Bidjocka est vacante depuis 1961», regrette Princesse Christine Bidjocka, cadre en service au ministère des Finances, et fille de feu sa majesté Jacques Bidjocka, fusillé à Eséka avec trois de ses amis, pour des raisons évoquées plus haut. Cette confusion aurait été à l'origine de l'exode de nombreux jeunes, qui craignent les représailles. Ainsi, le village présente aujourd'hui, l'allure d'une localité déserte. L'unique école publique du coin située en face de la chapelle Sendé, est dans la broussaille en cette période de rentrée scolaire. Les travaux de construction de l'unique centre de santé ont été arrêtés. Actuellement, la bâtisse sert plutôt de logement à des individus.


Défense

En face, ces accusations sont balayées du revers de la main. Les uns et les autres ici pensent que ces accusations sont mensongères, et préfèrent se référer au respect des institutions de la nation. «Monsieur Nguimbous n'est pas préfet, encore moins ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation. C'est le préfet Marc Tchinda qui en 1982 a signé l'arrêté changeant la dénomination de la gare. Et le 24 juillet 1994, ce sont les autorités administratives de l'arrondissement de Messondo, sur instruction du préfet lui aussi instruit par le ministre de l'Administration territoriale Gilbert Andzé Tsoungui ont procédé à l'école publique de Bidjocka à une consultation ayant débouché sur l'éclatement du village en deux, qui s'appellent désormais Bidjocka et d’Hikoa Malep. Nguimbous n'y est pour rien» tranche un homme d'âge mûr rencontré au village Hikoa-Malep, qui abrite la gare ferroviaire aujourd'hui. Joint au téléphone Jean François Nguimbous a dit se trouver en Europe, mais a rejeté toutes les accusations formulées contre lui. Il promet d'ailleurs de s'étendre amplement sur le sujet dès son retour le 19 septembre prochain, pour mettre fin à cette malheureuse campagne visant à ternir son image et sa réputation.

Entre temps, la dynastie Bidjocka se dit plus que jamais déterminée à obtenir le changement de dénomination de cette gare, et la réunification des deux villages. Le président de la République a déjà été informé de l'affaire.

A suivre...

17 août 2012

CONSECRATION PASTORALE DU Dr BIKIM


Le Dr BIKIM Bernard va être consacré comme Diacre le 1er septembre 2012 à partir de 9 heures à la mission catholique d'Essos (Hotel du Plateau).

 Il faut rappeler que le Dr BIKIM, qui est ressortissant du village Bidjocka, est médecin spécialisé et membre de la société camerounaise d’Oto-Rhino-Laryngologie et de Chirurgie Cervico-Faciale (S.C.O.R.L). 

Il nous souvient qu'après plusieurs années passées dans la pratique de la médecine, il a ressenti l'appel d'une vocation pastorale et s'est engagé au grand séminaire afin de devenir prêtre. La phase de consécration au diaconat est dans l'église catholique une étape probatoire à la prêtrise pleine.

Tous les ressortissants du village de Bidjocka sont donc invités à assister à cette cérémonie.

1 août 2012



L'on attend dans les tous prochains jours le départ de l'équipe technique paralympique camerounaise pour l'Angleterre. Ce sera à l'occasion du stage préparatoire aux jeux qui se déroulera dans le cadre des installations sportives de la prestigieuse de l’Université DE BATH dans le sud de l'Angleterre.

Cette délégation sera composée principalement Conrad Frédéric Atangana, le seul athlète  qualifié (en dynamophilie) des jeux paralympiques, qu'accompagneront un entraîneur et un médecin en plus du chef de mission représentant le Comité national paralympique.

Nous espérons que la préparation se déroulera dans les meilleures conditions pour permettre une participation honorable du Cameroun.

25 juillet 2012

Me Sylvestre Mben: «Le tribunal criminel est anachronique»








L’avocat au barreau du Cameroun estime que le texte voté le week-end dernier par l’Assemblée Nationale est une grave atteinte aux droits des justiciables; L’ancien bâtonnier du centre qualifie de partisan ledit texte





Me Sylvestre Mben: Il s’agit d’un texte partisan

L’avocat au barreau du Cameroun estime que la récente loi ne vise pas la bonne administration de la justice.



Quelle lecture faites-vous de la loi instituant le Tribunal criminel spécial au Cameroun?


La loi récemment adoptée instituant le Tribunal Criminel Spécial au Cameroun est l'exemple même d'une législation de panique prise à la date qui vient remettre en cause le caractère moderne, libéral et révolutionnaire du Code de procédure pénale même s'il faut préciser que les magistrats ont refusé d'appliquer le code de procédure. La loi créant le Tribunal criminel spécial viole un certain nombre de principes généraux de droit à caractère universel et de ce point de vue constitue un recul multi centenaire pour ne pas dire multimillionnaire qui était déjà acquis depuis de Code d'instruction criminelle. Il s'agit d'une marche arrière.



Certains estiment qu'elle est une manifestation de l'avancée en matière de gestion du contentieux criminel notamment relatif aux détournements de deniers publics et à la corruption. Qu'en dites-vous?



Il ne s'agit nullement d'avancée mais d'un recul multi centenaire. Ceux qui soutiennent cette loi évoquent la nécessité de la célérité dans l'instruction et le jugement des affaires. Il s'agit là d'une raison peu convaincante. S'il faut reconnaître aujourd'hui que les lenteurs existent quant à l'instruction et au jugement, la solution à préconiser n'est pas la création d'un Tribunal criminel spécial qui foulent aux pieds les principes généraux de droit. L'on a adopté au Cameroun un code de procédure pénale générateur des lenteurs judiciaires. A l'époque du Code d'instruction criminelle, l'on jugeait 10% du contentieux pénal, avec le code de procédure, l'on est passé à 5% du contentieux pénal.


L'on s'est rendu compte qu'avec l'entrée en vigueur du code de procédure pénale, il fallait augmenter le personnel (magistrats et greffiers) ajouter les moyens matériels (les salles d'audience, ordinateurs, matériels de bureau etc.) L'on est donc surpris que l'on opte pour la création d'un Tribunal criminel spécial battant ainsi en brèche, un certain nombre d'acquis, la violation du principe de double degré de juridiction, l'on est jugé en premier et dernier ressort, la violation du principe de la liberté de la preuve en matière pénale, c'est le président du tribunal criminel spécial qui fixe le nombre des témoins alors que dans le code de procédure pénale, prévenu ou l'accusé dresse la liste des témoins qu'il notifie au parquet. Avec la création du Tribunal criminel spécial, nous avons reculé et je pense que la notification réelle de la création de ce Tribunal n'est pas de lutter contre les lenteurs judiciaires mais se situe ailleurs.


Il s'agit de ce que certaines personnes poursuivies dans l'opération épervier, ont interjeté appel des décisions rendues par les premiers juges et ont vu leur accusation revue à la baisse. L'on s'est alors dit qu'en supprimant l'appel, l'on évitera à l'avenir ce type de déconvenues. L'on ne devait pas adopter les textes à partir des considérations aussi partisanes. Des textes de procédures sont fondés sur deux considérations, les droits de la défense et les règles d'une bonne administration de la justice. Il ne devrait être fondé sur autre chose.



Il est dit qu'une fois la sentence prononcée le jugement est sans appel. Cette lecture du texte qui vient d'être pris est-elle exacte?



Cette lecture du texte est exacte et grave. L'article 4 de ce texte dispose que le Tribunal criminel spécial statue en premier et dernier ressort et que ses décisions ne sont susceptibles que de pourvoi. Pareille disposition viole un principe universel de droit, le principe de double degré de juridiction. La possibilité offerte au condamné de former pourvoi ne constitue pas une garantie d'être jugé car pour être jugé à nouveau devant la cour suprême, il faut préalablement obtenir la cassation et l'annulation du jugement rendu par le tribunal spécial. Il apparaît donc que la possibilité offerte au condamné en instance pour se faire juger en cassation est très infime. La suppression du principe du double degré de juridiction abouti à la violation des droits de la défense et à un examen superficiel de l'affaire. Ceci est regrettable parce que les juges d'appel sont en principe plus compétents, plus expérimentés, plus indépendants. Lorsqu'on a à l'esprit les dérives constatées dans l'opération épervier, les violations de la loi et surtout la confusion savamment entretenue entre la faute de gestion et la faute pénale, l'on se rend compte les trois des personnes justiciables devant le tribunal spécial sont sérieusement menacées. Comme je l'ai déjà dit, il s'agit là d'un recul multi centenaire.



La célébration qui est faite de ladite loi fait aussi état de la possibilité qui est offerte aux accusés de payer le montant présumé détourné et d'obtenir l'arrêt des poursuites. Quelle appréciation en faites-vous?



Effectivement les dispositions de l'article 18, prévoit une telle possibilité. Cela s'appelle la médiation pénale, elle était pratiquée dans certaines affaires de l'opération épervier de manière informelle, le législateur vient de formaliser cette pratique. Il s'agit aussi là d'une revendication populaire qui voudrait que l'on récupère de l'argent au lieu d'emprisonner des personnes. Je voudrais émettre une réserve. L'article 18 de ce texte dispose qu'en cas de restitution des fonds, le procureur général peut demander l'arrêt des poursuites sur autorisation du Ministre de la justice.


Il s'agit donc en définitive d'une question laissée à l'appréciation du ministre de la justice. Une grande marge d'appréciation risque d'aboutir à l'arbitraire. Sur quel critère le Ministre de la justice va se fonder pour accorder l'arrêt des poursuites à telle personne qui a restitué les fonds et non à telle autre qui a également restitué les fonds? Le législateur aurait tout simplement prescrit que celui qui paie sort. C'est plus simple.



Il revient que certaines dispositions de cette loi ne sont pas nouvelles pourquoi a-t-elle été ré initiée en ce moment à votre avis?


Seuls les auteurs spirituels peuvent vraiment répondre à cette question. Je voudrai ici donner mon sentiment. Ce texte a vu le jour parce que deux anciens ministres poursuivis ont obtenus gain de cause devant la cour d'appel en ce que l'accusation portée contre eux a été revue largement à la baisse. J'ai entendu parler de combinaisons obliques entre avocat et magistrats cela est regrettable. Les décisions rendues par les magistrats de la cour d'appel et qui sont la cause de ce texte sont techniquement irréprochables et essentiellement fondée sur le droit. S'il ya des personnes qui pensent le contraire je propose un débat public et contradictoire entre les conseils de ces deux anciens ministres et ceux qui soutiennent la thèse de la magouille et de la corruption. Il s'agit là des raisons inavouées mais réelles de ce texte, les lenteurs judiciaires ne sont qu'un prétexte.



Ce texte peut-il s'appliquer avec les outils actuels (code pénal, code de procédure pénale)?


La compatibilité de ce texte avec le code pénal ne pose aucun problème. Par contre la compatibilité de ce texte avec le code de procédure pénale pose problème parce que ce texte dans certains de ses aspects vient contrarier le caractère moderne, libéral et révolutionnaire d'un code de procédure très protecteur des libertés. Il sera difficile à ceux qui appliquent le code de procédure pénale d'appliquer cette loi car c'est faire une chose et son contraire même si certains diront que le spécial déroge au général.



Le barreau du Cameroun a-t-il été associé à la préparation de ce texte?


Le barreau n'a pas été associé à la préparation de ce texte. Toutefois cela ne devrait d'aucune manière justifier l'indifférence du barreau car il s'agit ici d'un silence coupable. S'il est vrai que les membres du barreau ont été surpris par le dépôt de ce projet de loi à l'assemblée nationale, le barreau aurait dû convoquer même une session extraordinaire du Conseil de l'ordre pour protester contre l'adoption d'un texte liberticide. Cela est regrettable pour un organe censé veiller sur la défense des intérêts des justiciables. La réaction du barreau du Cameroun est toujours attendue. 
 
© Léger Ntiga | Mutations
 

23 juillet 2012

HERVE TUM SUR LE PODUIM DES MEILLEURS BUTEURS AFRICAINS

Top 20 RFI : le Camerounais Hervé Tum monte sur le podium



La joie du buteur


A l'issue de la saison officielle, Hervé TUM, l'attaquant camerounais de Genclerbirligi en Turquie monte sur le poduim des  meilleurs buteurs africains des meilleurs championnats d'Europe. Avec 14 buts en 27 matchs, le goléador camerounais se hisse à la troisième place de ce classement.

Nous ne pouvons que dire bravo à Hervé et Bonne chance pour une saison 2012-2013 avec encore plus de buts avec Elazığspor, le club dans lequel il vient de signer son nouveau contrat.

Francis Bidjocka

Classement RFI

Buts Place  JOUEUR Nat. Club/pays Matches Moy.
17  1 FREDDY AGO Omonia Nicosie/CHY 25 0.68
16  2 Demba BA SEN Newcastle/ANG 27 0.59
14 (+1)  3 Hervé TUM CMR Gençlerbirliği/TUR 27 0.52
13  4 Yakubu AIYEGBENI NGR Blackburn/ANG 20 0.65
12 (+1)  5 Papiss CISSE SEN Newcastle/ANG* 22 0.54
12(+2)  6 Joseph AKPALA NIG Club Bruges/BEL 26 0.46
12  7 Achille WEBO CMR Istanbul BB/TUR 27 0.44
11  8 Dame N’DOYE SEN Copenhague/DAN 18 0.61
11  9 Babacar DIAWARA SEN Séville/ESP** 20 0.55
11(+1) 10 Wilfried BONY CIV Vitesse Arnhem/P-B 21 0.52
11 11 Emmanuel ADEBAYOR TOG Tottenham/ANG 25 0.44
11(+1) 12 Moussa SOW SEN Fenerbahçe/TUR 25 0.44
11 13 Pierre-Emerick AUBAMEYANG GAB Saint-Etienne/FRA 26 0.42
10 14 Dieumerci MBOKANI RDC Anderlecht/BEL 16 0.62
10 15 Rafik DJEBBOUR ALG Olympiakos/GRE 17 0.58
10 16 Ideye BROWN NGR Dynamo Kiev/UKR 21 0.48
10 17 Diomansy KAMARA SEN Eskisehirspor/ TUR 28 0.36
10 18 Rafik DJEBBOUR ALG Olympiakos/GRE 17 0.58
9 19 Peter ODEMWINGIE NIG West Bromwich/ANG 23 0.39
9 20 Derick OGBU NGR Louvain/BEL 22 0.40
NB - ce classement ne prend en compte que :
1) les joueurs évoluant dans les 20 meilleurs championnats d'Europe (selon l'indice UEFA 2011), exceptée la Russie où la saison commence plus tôt.
2 ) sélectionnables par une équipe nationale africaine.
*Papiss Demba Cissé a joué la première moitié de la saison à Fribourg (Allemagne), où il a inscrit neuf buts.
** Babacar Diawara a joué la première moitié de la saison au Maritimo Funchal (Portugal), où il a inscrit dix buts.

6 juillet 2012

APPEL A CONTRIBUTIONS POUR LE DÉVELOPPEMENT DU VILLAGE BIDJOCKA

BONJOUR A TOUS,

Vous trouverez dans ce site tous les rapports des réunions des sessions du comité de développement du village BIDJOCKA. Notre cher et beau village fait face à un certains nombre de difficultés concernant notamment la survie et le bon fonctionnement de l'école publique.

Dans cet ordre d'idées, tous les ressortissants du village sont invités à mettre la main à la patte pour soutenir ceux qui autour du chef, Sa Majesté BIDJOCKA Albert, s'activent dans le Comité de Développement.

NE SOYEZ PAS INDIFFÉRENTS, SOYEZ GÉNÉREUX ET PRENEZ VOTRE PART DE SACRIFICES POUR SAUVER NON SEULEMENT L'ECOLE DU VILLAGE, MAIS AU DELÀ PARTICIPER AU DÉVELOPPEMENT DU VILLAGE! NOUS N'EN AURONS JAMAIS UN AUTRE!

UN PROVERBE DE CHEZ NOUS DIT QUE :"UNE SEULE MAIN N'ATTACHE PAS LE METS DE PISTACHE ".

QUELQUE SOIT VOTRE CONTRIBUTION, ELLE EST IMPORTANTE. 

Vous pouvez contribuer en espèces (argent, transferts, chèques, etc) ou en nature (matériel didactique, cahiers, livres jeunesse, matériel de sport, bourses d'études).

Pour plus d'informations écrivez moi à l'adresse suivante: f_bidjo@yahoo.fr