6 juillet 2012

PROPOSITIONS DU COMITE DE DEVELOPPEMENT POUR L'AMELIORATION FONCTIONNEMENT ECOLE PUBLIQUE DE BIDJOCKA ANNEE SCOLAIRE 2012/2013




REUNION GROUPE RESTREINT COMITE DE DEVELOPPEMENT
AMELIORATION FONCTIONNEMENT ECOLE PUBLIQUE DE BIDJOCKA ANNEE SCOLAIRE 2012/2013




I- POSITIONNEMENT DE LA PROBLEMATIQUE D’ENSEMBLE

- Des difficultés ont été constatées au cours de l’année écoulée. Une position ferme a été prise par la chefferie, des actions diverses ont été menées. D’autres le seront encore, en direction des différentes autorités en préparation de l’année scolaire 2012/2013.

- Cependant, l’élite, les parents d’élèves et l’ensemble des acteurs du village doivent prendre leurs responsabilités pour faire avancer les choses. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les éléments qui suivent sont importants pour la compréhension de la problématique globale de l’école publique de BIDJOCKA.

- L’Ecole Publique de BIDJOCKA a fonctionné avec un peu plus de quarante élèves pendant l’année 2011/2012. Aucun indicateur ne nous permet d’en espérer plus pour l’année qui débutera le 03 Septembre 2012.

- Alors qu’il faut une masse critique d’élèves. Pouvons-nous durablement nous passer des élèves du campement de la SOCAPALM-BIDJOCKA ?

- Et que le ratio Enseignant/Elèves recommandé est le suivant ; 1 enseignant pour 40 ou 45 élèves.

- Aussi, cette situation pèse sur la situation budgétaire de l’APEE. Pour l’année prochaine et sur la base de quarante élèves, l’APEE ne pourrait disposer de plus de cent vingt mille francs CFA (FCFA 120 000). Dans le meilleur des cas, le maître des parents à sa charge ne pourra recevoir de salaires que sur huit mois.

- D’autre part et par prudence, l’Ecole Publique de BIDJOCKA devra fonctionner dorénavant avec deux maîtres des parents dont l’un restera à la charge de l’APEE et l’autre du comité de développement.

- Sur la base d’une estimation de 10 mois de salaire, les maîtres des parents coûteront cinq cents mille francs CFA au comité de développement et à l’APEE (FCFA 500 000). Si les ressources attendues de l’APEE sont de cent vingt mille francs CFA
(FCFA 120 000), le gap à couvrir par le comité de développement sera de trois cent quatre-vingt mille francs CFA (FCFA 380 000).




II- PROPOSITION DE SOLUTIONS

1- Sur le ciblage des maîtres des parents

- Deux maîtres des parents dont celui de l’APEE en poste.

2- Pour ce qui concerne la cérémonie de remise des prix par l’association « Bon Week-End »

- Avoir des assurances sur l’état des préparatifs conformément à la recommandation de la réunion du 09 juin 2012.

3- Pour ce qui concerne la construction des latrines convenables

- Prévoir par exemple une enveloppe de cinquante mille francs CFA (FCFA 50 000). Si l’estimation définitive est revue à la baisse, tant mieux.

4- Sur les arriérés de salaire du maître des parents à la charge de l’APEE

- Le solde de vingt sept mille francs (FCFA 27 000) pourra être introduit dans la problématique globale du financement de l’EPB l’année prochaine.


5- Sur l’estimation totale des dépenses à l’exclusion de la cérémonie de remise des prix


- gap à couvrir sur budget maître des parents + construction latrines (FCFA 380 000 + FCFA 50 000= FCFA 430 000).

6- Sur la création du Fonds stratégique de soutien au financement de l’EPB

- Nous avons anticipé quelque peu sur l’un des projets de résolutions de la réunion du 07 Juillet 2012.

- Le « Fonds EPB » recevra toutes les contributions des ressortissants du village, ainsi que les aides et dons divers.

- Pour plus de crédibilité, un compte pourra être ouvert dans un établissement financier. Pourquoi pas à la MC2 de la SOCAPALM ?

- A court terme, avoir une cible de ressources de cinq cents mille francs CFA
(FCFA 500 000) pour l’année scolaire 2012/2013.

- Le problème, c’est d’anticiper sur la gouvernance du fonds. A très court terme, il faut d’abord de l’argent. Après, il faudra mettre en place une structure légère. Cela pourra permettre de crédibiliser le fonds. La gestion du fonds pourra même être confiée à une élite.
- Sur le plan tactique ; créer un consensus autour du financement du montant ci-dessus dès maintenant.

- Voici une liste des probables contributeurs :

1-   Comité de développement Section Douala : FCFA 50 000
2-   S.M. BIDJOCKA Albert                             : FCFA 50 000
3-   M. MODE POUHE Paul E.                        :  FCFA 50 000
4-   NGO BIDJOCKA Françoise                      :  FCFA 25 000
5-   Mme Mben Sylvestre Magloire               :   FCFA 50 000
6-   M. NTEP Roger Stephane                         : FCFA 25 000
7-   Mlle KITET NGO YOMBA BIKIM                : FCFA 25 000
8-   M. BIYIHA Alain Auguste                        : FCFA 25 000
9-   M. SAY BITJAGA BI TUM                         : FCFA 25 000
10-Autres                                                   : FCFA 175 000

- Enfin, mettre un point permanent « Financement EPB » à l’ordre du jour des réunions du comité de développement. Cela permettra de sensibiliser de manière continue sur l’abonnement du « Fonds EPB ».

5 juin 2012

RAPPORT DU COMITE DE DEVELOPPEMENT DU VILLAGE DE BIDJOCKA


COMITE DE DEVELOPPEMENT

VILLAGE DE BIDJOCKA

COMPTE RENDU - REUNION DU 19/05/2012


Sous la présidence de S.M. BIDJOCKA Albert, les points à l’ordre du jour du Comité de Développement de ce jour ont été les suivants :


 Prière

 Annonces

 Adoption Compte-rendu du 07/04/2012

 Suivi des résolutions

 Cotisation « Tôles »

 Situation de l’Ecole Publique de BIDJOCKA (EPB)

 Divers



_____________________________________________________________________


Le Comité de Développement a reçu la visite de l’Honorable SOP Jean Georges, qui de passage pour NDOGBESSOL a eu la gentillesse de marquer une pause à BIDJOCKA.

Recevant le Député, S.M. BIDJOCKA Albert a rappelé les différentes casquettes de notre illustre invité : Député de la nation et Parlementaire CEMAC. Aussi, le Chef de village a poursuivi son propos en louant la proximité que le Député a avec notre village ; ce qui représente un avantage important dans la résolution des préoccupations de développement locales.


Prenant la parole à son tour, l’Honorable SOP Jean Georges a rappelé aux uns et aux autres le sens de son combat et de sa présence au sein des organes législatifs rappelés plus haut : la meilleure prise en compte des préoccupations de développement de l’arrondissement de MESSONDO.

Ensuite et à la demande du comité de développement, le Député a donné des détails sur l’évolution du dossier du projet d’extension de l’électricité des quartiers non desservis des villages BIDJOCKA et NDOGBESSOL. Aussi, a-t-il dit que ce projet inscrit dans le budget de la commune de MESSONDO de l’exercice 2011 a accusé un retard dans sa mise en place à cause de l’insuffisance des recettes et le « rigorisme » des procédures de passation des marchés publics. Ensuite, le Député a poursuivi son propos en disant que notre arrondissement avait le privilège de posséder une forêt communale en pleine exploitation et qui procure des recettes non négligeables. Et que c’est au regard de cette nouvelle conjoncture que le marché attendu a été attribué ; d’ici deux à trois mois, la mise en place de ce marché sera effective.

Enfin, pour une meilleure information sur l’action parlementaire du Député, ce dernier a reçu positivement la proposition de se soumettre aux séances questions-réponses chaque fois que son agenda le permettra.


I- Prière

La prière a été dite par Mme MODE Louise.


II- Annonces

a- Monsieur BIDJOCKA Patrick Arthur a informé le comité de développement que sa sœur Jacqueline NGO BAPOUNGUE est dans un état de santé critique.

b- S.M. BIDJOCKA Albert a fait part aux membres du comité de développement qu’une campagne de vulgarisation des cultures de cacao et de café a été lancée par le MINADER. Aussi ceux qui sont intéressés par le projet peuvent retirer la fiche de renseignement disponible à la chefferie et auprès du poste agricole de BIDJOCKA.


c- NGO TJOMB NAEL BODOG IX a dit au comité de développement que sa soutenance de fin de formation à l’ENIEG d’ESEKA s’était bien déroulée. Aussi des festivités grandioses ont été organisées ce même jour pour célébrer cet évènement.


d- Monsieur TOUM BIDJOCKA Georges a été désigné commis de développement par S.M. BIDJOCKA Albert. Aussi le commis de développement servira de relais entre le village et les institutions de développement porteurs de projets au bénéfice des populations.


III- Adoption Compte-rendu du 07/04/2012

Après lecture, le compte-rendu de la réunion du 07 Avril 2012 a été adopté en l’état.


IV- Suivi des résolutions

1) Information des autorités suite au recrutement d’un maître des parents à l’EPB

Le comité de développement a précisé que l’information des autorités évoquée à la précédente réunion devrait être faite de façon formelle et non informelle. Pour rattraper cette insuffisance, l’on a suggéré et approuvé que des correspondances soient transmises aux autorités suivantes : l’inspecteur communal de l’Education de Base, le délégué départemental de l’Education de Base, le Maire de la commune rurale de MESSONDO et le Sous-Préfet de MESSONDO.

Aussi, l’on profitera de la fin de l’année scolaire pour :

- dresser la situation globale de l’EPB,

- évoquer les dispositions urgentes prises par le comité de développement en appui à l’APEE,

- faire part des attentes pour l’année scolaire 2012/2013.


2) Convocation du COGE du Centre de Santé Intégré (CSI) de BIDJOCKA

Le comité de développement a constaté que le président du COGE n’a pas encore convoqué l’organe dont il a la charge malgré l’invitation à lui faite à maintes reprises. Pour cela, le comité de développement condamne fermement l’inaction du président du COGE face aux dysfonctionnements qui perdurent au CSI de BIDJOCKA.

Compte tenu de ce qui précède et dans l’intérêt des premiers bénéficiaires du CSI qui sont les populations de BIDJOCKA, résolution est prise que le Chef de village saisisse le Chef de District de Santé d’ESEKA avec copie au Sous-Préfet de MESSONDO pour l’inviter à procéder au remplacement de l’infirmière indisponible.

3) Convocation de l’agresseur présumé de Mr. SALE Aminou

Le présumé coupable n’ayant pas déféré aux multiples convocations à lui adressées par la chefferie, résolution a été prise de porter le problème à l’attention du commandant de Brigade de MESSONDO.


V- Cotisation « Tôles »

Une somme de cent quatre-vingt quatre mille francs CFA (FCFA 184 000) a été collectée et remise à Monsieur MBOCK MPECK Pierre.

Par ailleurs, Monsieur NYOBE Luc exclu auparavant de la cotisation a été admis de nouveau. Aussi ce dernier a promis de verser ses arriérés de cotisation de l’ordre de quarante-huit mille francs CFA (FCFA 48 000) dès son retour à DOUALA.


VI- Situation de l’Ecole Publique de BIDJOCKA


Les sujets débattus dans ce chapitre sont les suivants :

1) Départ en congé et remise des prix

Le maître des parents NLEND Samson a annoncé au Comité de Développement que la direction de l’EPB avait retenu le 06 juin 2012 comme date de départ en congé à l’EPB.

D’autre part, la cérémonie de remise des prix projetée par l’association dont Monsieur LISSOM LI GOUETH est le porte parole connaît des difficultés d’organisation, notamment à cause de l’absence de collaboration de la direction de l’EPB.

Après échanges, S.M. BIDJOCKA Albert a invité cette association à accélérer les préparatifs de cette cérémonie qui pourrait avoir lieu en dehors de l’enceinte de l’EPB en cas de besoin.

2) Difficultés financières de l’APEE

Le Président de l’APEE a dit au comité de développement que la trésorerie de l’association dont il a la charge accuse un déficit de trente mille francs CFA destiné au paiement des salaires d’Avril et de Mai 2012 du maître des parents. Pour cela, le Président de l’APEE a sollicité un appui financier du comité de développement pour rattraper ce retard.
En réponse et bien que la demande de l’APEE soit légitime, le comité de développement ne souhaite pas encourager l’aléa de moralité qui veut que l’institution soit en toutes circonstances considérée comme payeur en dernier ressort. Pour cela, le comité de développement encourage l’APEE à poursuivre le recouvrement des frais de l’APEE en collaboration avec la direction de l’EPB.

Enfin, le comité de développement a réaffirmé sa détermination à veiller au bon fonctionnement de l’EPB.


VII- Divers

Les points inscrits dans ce chapitre sont les suivants :

1) « Patrimoine de la JVBA » et « Difficultés financières de la JVBA »

La présidente de cette association a déploré que le patrimoine de la JVBA n’est pas respecté parce qu’utilisé par des entités extérieures sans autorisation préalable.

D’autre part, cette responsable a évoqué les difficultés de trésorerie de la JVBA. Pour cela, le comité de développement est sollicité pour y apporter son concours.

En réponse, le comité de développement a reçu favorablement l’appel de la JVBA et souhaité en être saisi par écrit.

2) Retard paiement facture cantonnage voie ferrée

Le conflit soumis à l’appréciation du comité de développement oppose M. BIDJOCKA Patrick Arthur à un collectif de jeunes qui a assuré les travaux de cantonnage de la voie ferrée dans la période décembre 2011-janvier 2012. Aussi, le paiement attendu est de cent soixante mille francs CFA (FCFA 160 000).
Après échanges, le Chef de village a mandaté Mr. SAY pour vérifier le sort de la facture du marché querellé auprès de l’entreprise CAMRAIL.

3) Centre de Santé Intégré de BIDJOCKA

Monsieur LISSOM LI GOUETH a révélé l’inaction du village face aux dérapages constatés au Centre de Santé de BIDJOCKA ayant provoqué à ce jour deux décès dont celui de Mr. BELTEHE NLIBA Aimé.

En réaction, S.M. BIDJOCKA Albert a souhaité que de telles affirmations soient appuyées par des éléments de preuve solides. Aussi, a-t-il conseillé que les funérailles du de cujus servent de cadre de discussion au problème posé.

Les points à l’ordre du jour étant épuisés, le président a mis fin à la réunion.

 La prochaine réunion du comité de développement aura lieu le 09 Juin 2012.


Secrétaire de séance

Say Bitjaga Bi Tum

2 avril 2012

Jean SENDE: De BIDJOCKA à BIDJOCKA ,l'itinéraire d'un pasteur.


par Les Sende, mardi 31 août 2010, 12:01 ·

Le Pasteur SENDE dont le temple de BIDJOCKA porte le nom.




















Dernier né de neuf enfants et unique garçon issu de la couche de la deuxième épouse de son père  . Jean SENDE vient au monde à la suite de rites que reçoit sa mère Cor(patriache femme par opposition au mbombog) qui ne parvient pas à faire de garçon.

Sa famille qui vit au départ à BIDJOCKA va effectuer de multiples déplacements avant de s’installer à SOUCK dans l’arrondissement de Messondo où les LOG MATA’A (Log Biyaga) grande famille sont établis. Là bas, de son père Bakot SENDE,MBOMBOCK, il apprend  les fondements de la vie.

Dès qu’il est assez âgé pour aller à l’école, ses sœurs  s’organisent  pour qu’il fasse des études sans que son père n’en sache rien. Il ira  pendant plusieurs  mois de maisons  en maisons allant et venant du domicile paternelle avec pour prétexte des visites  chez ses sœurs, jusqu’au jour où, ayant obtenu son certificat  d’études primaires il lui faut une autorisation paternelle pour poursuivre des études d’enseignant.  A cette époque il n’y avait que ça et on ne pouvait prétendre au métier d’enseignant qu’après une autorisation parentale et deux années d’études.

Accord parental
 C’est sa sœur aînée Thérèse NGO SENDE marié à BIDJOKA BI BITJAÏ et habitant UMANBEGA près de SODIBANGA qui se charge de l’annoncer  à leur père. Surpris et troublé par la nouvelle, Bakot SENDE signe malgré lui et  dit  à son fils: « tu as refusé mon enseignement pour adopter celui des autres. Ne revient pas te plaindre auprès de moi si il t'arrive quelque chose ». Dès lors plus rien ne fait obstacle à sa carrière jusqu'au jour où ayant obtenu son diplôme et tandis qu’il assume ses nouvelles fonctions d'enseignant dans son premier poste d’affectation, un missionnaire protestant américain vient lui rendre visite et  lui propose de faire ses valises et de le suivre.  Deux semaines plus tard, c’est muni d’une  valise tissée de lianes  qu’il embarque à l’arrière du pick up cherokee de l’homme de Dieu qui l’emmène à l’école de théologie de BIBIA.

Les Dogbessol étant peu apprécié  du milieu religieux à l’époque, le jeune homme et Siegfried Dibong son camarade et ami sont les deux premiers à intégrer cette école. Il y fera 7 années d’études durant lesquelles il effectuera des stages en tant qu'évangélisateur dans plusieurs localités entre autre Kribi,Mbandjock,Bodepo’o,Mendoumba,Makak,Edéa.Kribi,Mbandjock,Bodepo’o,Mendoumba,Makak,Edéa.

Le sacre
Jean SENDE se marie en 1928 et est sacré pasteur en 1942  dans la ville d’Edéa. C'est avec passion que le nouveau pasteur enchaîne subséquemment, les affectations Ntoulen, Babimbi, Ngonglon, Tekibongo’o mais la guerre de Yetna Leba le contraint  avec femme et enfants à s’en aller.


Il est  dans ses derniers jours affecté à BIDJOCKA.

Le Pasteur SENDE dans son ministère.
Atteint d’hypertension artérielle et de prostate il est évacué en France pour des soins. Il meurt en 1971 à Grenoble   dans une maison de repos et est ramené puis enterré à SOUCK dans l’arrondissement de Messondo dans région du Centre ( Cameroun).

10 mars 2012

VICTOR BIDJOCKA BI KON: Un monstre sacré de la culture africaine.

BELGIQUE::MUSIQUE Belgique - Cameroun : Victor Bidjocka bi Kon, Manager culturel




« Pour immortaliser Jean Bikoko Aladin, Je vais organiser un grand festival d'Assiko à Eseka au Cameroun»

Du Timis dans les années 1991 au 520 Avenue Louise de Bruxelles en 2012, en passant par la Sanza, l’Équipe, le Gala, le Sun City, le Sun, le Full Moon et Home Office, le temps a vite passé et Victor Bidjocka qu'on ne présente plus dans les milieux culturels de la diaspora, aura fait le tour ... sans s'épuiser.

Tous les noctambules et les nostalgiques du bon vieux temps se souviennent encore de ses soirées courues, de ses émissions dans les radios privées et de l’émission cadencée aux rythmes tropicaux à la RTBF (radio 21). Entre la production musicale et la promotion des artistes africains, il trouve toujours un moyen de vendre la culture camerounaise en particulier et africaine en général.



C'est dans cet ordre d'idées qu'il compte, au travers d'un spectacle d'Assiko grandeur nature à Eseka, immortaliser la mémoire de Jean Bikoko Aladin, virtuose camerounais de la musique décédé le 22 juillet 2010 à Yaoundé au Cameroun. Entretien.



Si on n'entend plus trop parler de Bidjocka, est-ce à dire que l'homme est fini ou qu'il a changé de registre?

«Finir ?» je ne pense pas. Je suis toujours dans le domaine de la culture avec beaucoup plus de responsabilités que par le passé. C'est vrai que je n'anime plus les émissions à la radio, je n'écris plus les articles dans la presse, je ne suis plus derrières les platines dans les boîtes de nuit, j'organise encore moins les soirées. Il faudrait aussi dire que les Camerounais ne se mobilisent plus comme avant. Quand on organise les soirées en invitant des artistes de renoms, c'est pas la grande mobilisation. On l'impression que les Camerounais ne consomment plus leur culture et c'est inquiétant.



Quels rapports entretenez-vous avec hommes et femmes du showbiz africains?


Je tiens à préciser que je suis dans la culture depuis une trentaine d'années et ce je fais c'est par amour et non pour l'argent. Si je le faisais pour de l'argent, je crois que j'aurais arrêté depuis longtemps. C'est peut-être pour cette raison que j'entretiens de bonnes relations avec les artistes, notamment les anciens: Papa Wemba, Kofi Olomide, Prince Eyango, Meiwey, Guy Lobe, Moni Bile, Franky Vincent, Jacky Rapon, Phil Control, etc ... La liste est très longue. Nous sommes restés de bons amis.


Quelle lecture faites-vous de la musique camerounaise?


Avant d'évoquer les problèmes liés aux droits d'auteurs et aux droits voisins, je crois que le véritable problème de la musique camerounaise est la création. Il manque de vrais créateurs au niveau de cette musique. Le makossa est dénaturé, les autres rythmes sont en perte de vitesse. Les gens prennent encore du plaisir à écouter par exemple les anciens comme Ekambi Brillant, Ndedi Dibango, Prince Eyango, Moni Bile, Missé Ngoh parce qu'il y avait du travail et du sérieux derrière. Aujourd'hui n’importe qui s’autoproclame artiste, avec un pc, on peut sortir ce qu'on veut et c'est généralement du «n'importe quoi!». On a tendance à confondre commercial et boucan, certains font un coup de poker et ça marche mais le public n’est pas dupe. Il ya des productions « mouchoirs jetables » et les autres.


Le deuxième problème de la musique camerounaise c'est la piraterie mais ce sont les dirigeants politiques qui en sont responsables. C'est eux qui doivent prendre des mesures pour que les artistes vivent pleinement de leur travail. C'est pour cette raison qu'on a mondialement institué le droit d'auteur et la propriété intellectuelle. Si les gens se battent à ce point autour de la musique au Cameroun, c'est la preuve que c’est un secteur dans lequel beaucoup d’argent circule. Les dirigeants camerounais doivent mieux organiser ce secteur pour que ça marche comme c'est le cas sous d'autres cieux. Par exemple au Rwanda et au Burundi, il n'y a pas de piraterie et les artistes ne paient pas pour passer dans les médias.



Vous êtes aussi connu dans le domaine de la production musicale. Qu'est-ce qui vous a motivé à vous y lancer?

Quand je suis arrivé en Belgique en 1978, on parlait le lingala partout. Tous les africains étaient considérés comme des Congolais. J'allais souvent passer mes vacances à Paris et j'ai constaté qu'il y avait un déphasage entre les africains de Paris et ceux de Bruxelles. Il fallait montrer à certaines que nous ne venions pas tous d’un village qui s’appelle Afrique. Ceci passait par la promotion de la diversité culturelle de l’Afrique. La première artiste que j’ai produite s »appelle Georgette Pantz, elle faisait du Bikutsi.

Il y a eu beaucoup d’autres expériences, je pense par exemple au groupe Zam Zam que j’avais créé avec mon ami Jean-Christophe Matata, avec qui j’ai travaillé pour d’autres projets. Ma dernière actualité dans ce domaine c'est la production de Jean Bikoko Aladin. On ne trouvait aucun de ses CD sur le marché. Alors, j'ai décidé de faire quelque chose pour pallier ce manquement. J'ai enregistré une centaine de titres avec lui. Nous avons sorti deux albums.



Aux obsèques de Jean Bikoko.
Le premier c'est «Um Nyobe» et le second c'est «kel ma wo».J'ai été un peu découragé parce qu'au Cameroun, les disques ne se vendent pas. Mais pour immortaliser Jean Bikoko Aladin, nous avons une programmation de 12 albums dont les 2 que je viens de citer et qui sont déjà dans les bacs. Toute son œuvre sera mise sur CD et un DVD de son dernier concert, c’était à Bruxelles il y a trois ans, sortira cette année, une façon modeste d’écrire une petite page de l’Histoire de la musique camerounaise.


J’ai un projet qui me tient à cœur, c’est l’organisation d’un grand spectacle d'Assiko à Eseka qui réunirait tout ce que le pays compte comme artistes assiko, musiciens et danseurs, un genre de mini festival, un rendez-vous annuel pour immortaliser cette grande figure de la musique camerounaise qu’était Aladin.


Vous êtes le patron du 520 Avenue Louise, un night club qui marche très fort actuellement. Est-ce une boîte camerounaise?

C'est un club plutôt tropical. Sans fausse modestie, c’est le temple de l’ambiance africaine à Bruxelles. On ne saurait faire un établissement pour une communauté particulière en ces temps de crise. Je me suis toujours battu pour que toutes les facettes de l'Afrique soient représentées. Nous sommes là pour vendre l'Afrique, on nous juge par rapport à nos actes malheureusement certains africains se comportent comme des touristes de deux jours alors qu’ils sont là depuis plusieurs années.

Pour conclure, avez-vous des projets pour cette année 2012 qui vient de commencer ?

Bien-sûr mais les projets ne sont vrais qu’une fois réalisés. Nous allons fêter le deuxième anniversaire de notre établissement au mois de juin ; ça sera un marathon d’une semaine avec des soirées à thèmes et de nombreux artistes invités.


Nous sommes aussi entrain de travailler sur un gros événement, pendant les vacances d’été, une grande fête tropicale en plein air avec barbecue et concerts ; ça vaudra le déplacement.
Nous nous penchons également sur d’autres plans qui seront dévoilés bientôt.

 © Camer.be : Samuel Mben Mben (pour l'article).


7 mars 2012


Comment vaincre la malédiction ?

mains-enchaine-ensemble_~jde0101.jpgLa malédiction se définit comme un état de malheur inévitable, imposé par une divinité ou par le destin. La malédiction est la pire chose qui puisse arriver à un être humain. Mais il est important de noter qu’une malédiction n’est pas le fruit du hasard, car la bible dit qu’une malédiction sans cause est sans effet. Cela signifie simplement que toutes les situations de malheur qui s’abattent sur un homme ont des causes, des origines auxquelles la victime est associée. Le mot malédiction a été prononcé pour la première fois dans la bible lorsqu’Adam et Eve ont péché contre Dieu dans le jardin d’Eden. Ce jour là, Dieu proféra des paroles de malédiction sur Adam et Eve, sur le serpent qui les fit pécher et sur le sol. Genese3.14-19. Ces paroles de malédiction que Dieu prononça sur Adam et Eve eurent leur accomplissement à cause du péché qui a été commis. Aujourd’hui comme dans les temps reculés, beaucoup de personnes croupissent sous le joug de la malédiction et ce sous diverses formes.
Quelles sont aujourd’hui les causes et origines des malédictions que connaissent les hommes ?
Quelles en sont les manifestations ?
Comment venir à bout de ces diverses malédictions ?

I- Causes et origines des malédictions
Les origines des malédictions que connaissent les hommes sont diverses et se définissent souvent selon les pays et les cultures. Cependant, elles se rejoignent toujours autour du même axe : le péché. Nous allons en étudier quelques unes.
-La malédiction liée aux pactes et alliances diaboliques
Pour cette cause, il est important de mentionner qu’il y a deux niveaux.
Niveau 1 : Alliance et pactes entre deux individus
Il s’agit pour deux personnes de tisser des alliances entre elles sur un fondement diabolique.
(Qui fait intervenir des esprits diaboliques) .Cela concerne les alliances de sang pour des amoureux, des partenaires d’affaires, des amis, des peuples ou encore des nations.
Niveau 2 : Alliances et pactes entre un homme et une divinité
Il s’agit ici des alliances contractées par un individu, une famille, un peuple, une nation avec des esprits méchants qui font l’objet d’adoration tels que les esprits des eaux, de mort, ou toute autre divinité. A cela, il faut ajouter les consultations de marabouts, de devins ou magiciens qui font intervenir les démons dans leurs pratiques.
NB : les alliances feront l’objet d’une étude particulière.
- La malédiction parentale
C’est lorsque certains parents ou personnes détentrices de l’autorité parentale profèrent des insultes ou des paroles négatives sur la vie des enfants. Des personnes qui ont une autorité spirituelle peuvent prononcer des malédictions sur des individus sur qui ils sont établis. Dans Genèse 49.2-4, Jacob a maudit son fils Ruben qui était monté sur sa couche.
-La malédiction liée au nom
Le nom d’une personne peut être source de malédiction. Il y a des personnes dont le nom a une connotation négative. Certaines portent des noms qui signifient douleur, malheur, souffrance, pauvreté, ou encore des noms de divinité etc. Les noms portent en eux-mêmes des prophéties et donc ont une influence sur la vie des personnes qui les portent. Lorsque vous portez un nom à connotation négative, chaque fois que l’on vous appelle, le diable répond amen. Jacob signifiait usurpateur et cela a eu une influence négative sur sa vie. Dieu a dû lui donner le nom Israël pour qu’il entre dans le plan de bénédiction divin.
-La malédiction liée à la désobéissance de la parole de Dieu
Dans le livre de Deutéronome28, la bible fait mention des malédictions qui s’abattront sur celui qui n’obéirait pas à la parole de Dieu. Toute désobéissance à la parole de Dieu est sujette à une malédiction.
Cette liste n’est pas exhaustive car il peut y avoir d’autres causes en fonction des pays et des cultures que le saint esprit peut vous révéler.
II-les manifestations de la malédiction
Les malédictions ont un effet dévastateur dans la vie des victimes et ce dans différents domaines. Les manifestations de la malédiction se traduisent par :
-des échecs et tragédies inexplicables, la souffrance dans tous les domaines de la vie, misère et pauvreté extrême.
Exemples : chômage, célibat, des familles entières décimées par des décès mystérieux, maladies incurables ou aux origines non identifiables, divorce, couple instable, stérilité.
-des pertes inexplicables, des investissements à perte, des blocages, des dettes, affaires avortées, des faillites etc.
III- Comment vaincre la malédiction
La bible nous propose l’unique et véritable solution au problème de la malédiction. Cette solution, c’est la personne de Jésus-Christ. A ce sujet, voici ce que Paul a dit aux chrétiens de Colosse. Vous, vous étiez morts à cause de vos fautes, et aussi parce que vous n’étiez pas des circoncis. Mais Dieu vous a rendu la vie avec le Christ. Il nous a pardonné toutes nos fautes, 14 il a effacé le document de nos dettes qui nous accusait, et qui était contre nous à cause des règles établies. Et il l’a détruit en le clouant sur la croix.15 Dieu a enlevé leur puissance aux esprits qui avaient autorité et pouvoir. Il a présenté ces esprits devant tout le monde et il les a traînés comme des prisonniers dans le défilé victorieux de son Fils. Colossiens2.13-15

A travers Christ, nous qui étions mort dans le péché, sommes ramenés à la vie. La mort de Christ fut la mort de nos péchés; La résurrection de Christ est le retour à la vie de nos âmes. Christ s’est fait malédiction pour que nous soyons bénis. Aussi, le livre de Philipiens2 nous dit qu’il n’a pas regardé à sa condition qui était celle de Dieu, mais il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Le nom de Jésus-Christ est le seul nom capable de délivrer l’homme de la malédiction dont les ficelles sont tirées par les esprits méchants dans les cieux, sur la terre et sous la terre. Par sa mort et sa résurrection, Christ a vaincu les dominations qui tenaient les hommes sous leur joug et les empêchaient de s’épanouir.
Pour briser donc la malédiction, il faut :

-Le renoncement et la repentance de tous les péchés, pensées et attitudes rebelles. Ce point est de loin le plus important car il faut que la personne se confesse de manière sincère et regrette ses attitudes pécheresses. Un seul péché non confessé empêchera le saint esprit d’agir et il sera impossible pour la personne d’être délivrée. Jacques 5 :16/ 2Chroniques 7 :14
-Un engagement ou réengagement à Jésus comme étant le seigneur et le sauveur car toute personne qui ne reconnait pas Jésus comme son seigneur et son sauveur ne peut rien recevoir
-Il faut annuler et renoncer à tous les accords, pactes ou alliances avec le diable.
Exemple : J’annule et je renonce à tout accord, tout lien, tout pacte, tout contrat ou alliance faite en mon nom dans l’ignorance ou consciemment par mes ancêtres, parents ou par ma personne au nom de Jésus.

-Les armes du croyant (cette liste n’est pas exhaustive, nous citerons quelques armes que nous jugeons essentielles)
-Le sang de Jésus Apocalypse 12 :11
-Le nom de Jésus Marc 16 :17/ Philippiens 2 :9-11/
- Le feu du saint esprit

Prière
-O Dieu, pardonne moi, car je suis entré en alliance avec des agents sataniques, j’ai contracté des alliances avec les démons (citez tous les péchés, les pratiques et comportements que vous reconnaissez avoir eu), pardonne moi, visite moi par ta miséricorde et purifie moi de tout péché.
-Maintenant que j’ai accepté Jésus-Christ comme mon seigneur et mon sauveur personnel, je rentre dans une nouvelle alliance avec toi par son sang. Par le nom de Jésus, J’annule et je renonce à tout accord, tout lien, tout pacte, tout contrat ou alliance faite en mon nom dans l’ignorance ou consciemment par mes ancêtres, parents ou par ma personne.
-Par mon alliance dans le sang de Jésus, je brise et détruis les forteresses, les hauts lieux, les chaines, les liens et œuvres des démons et toute forme de malédiction (citez les noms des esprits ou démons qui vous tourmentent et vous créent des misères ainsi que les différentes formes de malédiction) au nom puissant de Jésus-Christ.

- Par mon alliance dans le sang de Jésus, je brise toute alliance satanique et toute malédiction qui parlent contre ma vie, contre ma destinée, contre mon travail, contre mon mariage, contre ma promotion, contre mes études, contre mon foyer…au nom puissant de Jésus.
- Par mon alliance dans le sang de Jésus, Je reprends tout terrain donné à Satan et j’ordonne à tout démon habitant mon corps de partir au nom de Jésus.
-Par mon alliance dans le sang de Jésus, désormais, mon âme, mon esprit, et mon corps appartiennent à Jésus. Car ce n’est plus moi qui vis mais c’est Christ qui vit en moi Galates 2 :20
- Par mon alliance dans le sang de Jésus, je réclame le règne et la plénitude du saint esprit dans ma vie, et je me couvre du sang de Jésus et je m’entoure du feu du saint esprit.
-Je te rends gloire seigneur parce-que je suis délivré, je suis guéri, je suis prospère et béni dans ma génération au nom de Jésus.
NB : il important de persévérer et d’insister dans la prière. Car plus vous mettrez du temps dans la prière, plus Dieu se révélera à vous.
Que Dieu vous bénisse au nom de Jésus-Christ.

Ancien N’GOUMISSA Patrice

2 mars 2012

Bili Bidjocka: La peinture vivante


Bili Bidjocka et Jean-Pierre Bekolo


Publié dans Cameroon Tribune du 01 Novembre 2010
Par Rita DIBA 

Le plasticien, en repérage au Cameroun pour le prochain Salon Urbain de Douala, en a profité pour discuter art à l’espace Doual’art.
Une langue morte. Telle est la métaphore qu’emploie Bili Bidjocka pour définir la peinture dans son sens le plus classique. Avec Bili, on n’est plus à l’ère de la peinture à huile, de l’acrylique et autres, des pinceaux et des toiles à accrocher sur les murs... Pourtant, Bili Bidjocka se définit bel et bien comme un peintre. Filière dans laquelle il a suivi sa formation aux Beaux-Arts à Paris. Loin de toute considération commerciale, la peinture du plasticien prend place surtout dans les musées.
Exposition à l'Abbaye de Mautbuisson

Un cadre à propos, parce que la peinture de Bili Bidjocka, difficile à contenir dans un cercle restreint, s’exprime dans l’espace. C’est une mise en scène, une architecture scénographique, parfois en mouvement, qui véhicule une idée. C’est une reproduction à moindre échelle du monde tel qu’il est vécu à l’extérieur, du temps comme il s’écoule. Et la plupart du temps, il y a inclusion du sujet humain. C’est tout cet ensemble qui constitue un tableau pour Bili Bidjocka. Et tout y participe, installation, vidéo, sculpture… toute cette mise en scène est fortement influencée par la danse et le théâtre, que Bidjocka a pratiqués à une époque.

New York, Paris, Tokyo, Berlin, Munich, Delphes… aux côtés de grands comme le maître du pop art, Andy Warhol, ses expositions suivent le cours de la vie et n’ont pas pour souci de remporter un succès populaire. Plutôt de pousser les gens à s’interroger, à prendre le temps de regarder autour d’eux, à expérimenter des situations. Comme lors de son expo « le principe et la faim », constituée d’une robe faite de bananes. Une expo qui a duré 45 jours pendant lesquelles les bananes sont passées de vertes à pourries, avec en prime une odeur insupportable dans les derniers jours. Il était question de montrer le rapport de l’attraction à la répulsion. Cette exhibition rentrait dans le cadre d’un travail d’une dizaine d’années, "Je suis la seule femme de ma vie", thème qui lui a été inspiré par l’absence d’artistes féminins au Louvre.
Un extrait de son oeuvre: l'Ecriture infinie
Autre chose que le Louvre lui aura inspiré, par le manque aussi de plasticiens africains, une idéologie artistique qui lui aura permis de se créer un espace d’expression singulier, favorisé par son installation aux Frigos à Paris. Cette idéologie est très marquée par la poésie, synonyme de beauté absolue. Et sa manifestation, Bili l’appelle "Perfect Lover". Cette poésie est également scripturale, et ouvre d’autres univers au peintre : « C’est effrayant, parce que je sors de plus en plus de la fabrication d’objets pour l’écriture ». 
L'écriture infinie, un espace où chacun participe en s'exprimant sur une page blanche

Dans ce cadre, Bidjocka est en train de réaliser l’œuvre de toute une vie, « L’écriture infinie », un projet de livres gigantesques de 6000 pages, qui vont faire le tour du monde. Des ouvrages vierges que la planète entière aura la mission de remplir. Sa mission à lui, dans le court terme, être prêt pour le Salon Urbain de Douala, en décembre prochain.
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1 mars 2012

EXPOSITION DE BILI BIDJOCKA le 16 Mars 2012


Bili Bidjocka
Du 17/03/2012 au 28/04/2012

PRÉSENTATION :
Vernissage vendredi 16 mars à partir de 18h

Cela pourrait commencer comme une fable mystérieuse, intrigante : l’histoire d’un homme, mi-homme mi-femelle, qui décida un jour de peindre avec des perles. (…)

La nouvelle exposition de Bili Bidjocka à la galerie Olivier Robert (17 mars – 28 avril 2012) s’inscrit paradoxalement dans un certain espace de la peinture. (…) Que ce soit sur une série de sérigraphies sur verre, ou sur des toiles de peinture et de perles mêlées, on devine la silhouette d’un homme au chapeau. La figure se dérobe sous des apparats de couleurs, les formules magiques, s’évanouit dans un reflet indistinct. Le néon renvoie à l’histoire immédiate, le fauteuil à la mythologie grecque. Peu importe. Les oeuvres résonnent comme des indices. S’il les délivre comme des extraits d’une histoire plus grande, plus intime, plus actuelle, il transpose dans un monde contemporain segmentant, écartant, assimilateur, les interrogations qui ont formé notre histoire culturelle. 

On pourrait évoquer la pluralité maîtrisée des médiums utilisés, la délicatesse du choix des textes, la fascinante construction du tissage de chaque pièce, la rigueur dilettante nécessaire au façonnage de la pensée ; tout ce qui se cache, se trame, attend. Tout ce qui s’attire vers un même point de frottement. Ou alors se laisser aller à la rêverie d’une écriture infinie, composition perpétuelle, qui raconterait l’histoire de cet homme, mi-homme mi-femelle, qui décida un jour de peindre avec des perles.

Extraits du texte de Benjamin Bianciotto dans le cadre de l’exposition personnelle de Bili Bidjocka à la galerie.

Avec Simon Njami, son ami, âme damnée agent et attaché de presse.

Bili Bidjocka NOLI ME TANGERE : La dimension sensible


Bili Bidjocka
Expositions :
Bili Bidjocka fiction #2
NOLI ME TANGERE

PRÉSENTATION :
La dimension sensible.

Bili Bidjocka est un peintre. Son espace d’expression de prédilection est celui de la peinture. Mais la peinture n’est pas une simple technique. Elle ne doit pas renvoyer à une toile accrochée à un mur, à une palette de couleurs, mais bien plus à un vocabulaire, à une écriture dont les règles relèveraient de l’initiation, c’est-à-dire d’une expérience déterminante. 

L’acquis, cher aux existentialistes, renvoie l’inné à l’aube de l’humanité : on est ce que l’on cherche, et la quête précède l’essence. Tout au long de sa carrière, Bidjocka s’est lancé dans une exploration de cet espace infini, en utilisant tous les moyens qui étaient mis à sa disposition : vidéo, installation, acrylique, toile, huile, architecture, poésie, jusqu’à ce qu’il se trouve au point où cette quête a enfin trouvé un sens. Une harmonie, une logique. Cette quête n’avait d’autre objet que la quête, c’est-à-dire, la connaissance. Nous ne parlons pas ici d’une connaissance terrestre, livresque, universitaire, mais d’une connaissance alchimique, quelque chose qui procède de la magie. 

La transsubstantiation est au cœur de ce processus qui voudrait, à l’instar du Christ qui donna un autre sens à sa chair et à son sang, transformer le métal en or (mais n’est-ce pas là le Graal inavoué ou assumé de tout artiste ?), percer le secret des choses. Dans ce jeu de miroirs, de faux-semblants et de chausses trappes, dans ce labyrinthe infini que représentent l’art et la vie, Bidjocka tente de découvrir la formule secrète qui permettrait d’abandonner la dimension concrète et matérielle pour accéder à la dimension du sensible pur. Pour cela, il a décidé d’appliquer l’un des préceptes de Boris Vian : « cette histoire est vraie puisque je l’ai inventée d’un bout à l’autre », auquel il ajoute une pincée de l’écriture borgésienne. Le résultat ? Ce sont ces fictions dans lesquelles il a décidé de nous embarquer, du Cap de Bonne-Espérance à Paris. 


Ces fictions se présentent sous la forme d’énigmes, d’équations dont le sens est à révéler. Chercher à les résoudre en dehors de la dimension sensible serait vain car, ce que nous révèle l’artiste, c’est cette simple évidence : nous détenons en nous toutes les réponses du monde. À nous de savoir les employer.

Simon Njami                

  Publié sur www.galerieolivierrobert.com      
                                                                                                    



23 février 2012

HERVE TUM CASSE LA BARAQUE EN TURQUIE


Les habitants de Bidjocka village ont de quoi se réjouir du très bon début de saison d'Hervé TUM de Genclerbirligi en Turquie. En effet, Hervé TUM est actuellement deuxième meilleur buteur du championnat turque avec 12 buts, devenant par la même occasion le 4ème meilleur buteur de toute la diaspora africaine. 



Il devance ainsi Achille Webo , Milan Baros, Ismael Bangoura et Henri Bienvenu NSTAMA, tous du championnat turc.




Dommage qu'il n'ait pas été rappelé en sélection nationale du fait certainement de son âge (33 ans) alors que l'on observe un rajeunissement de l'équipe nationale.





Toutefois nous sommes fiers de Hervé qui est resté un grand buteur tout au long de sa carrière avec une moyenne avoisinant les 10 buts par saison. 

Le village est derrière toi.

Bravo Champion et bon vent!


Francis Bidjocka